• Por AlohaCriticón

La mano maestra del autor francés Émile Zola incidiendo desde un crudo estilo naturalista en una cuestión social ambientada a mediados del siglo XIX.

Centra su interés en la cotidianeidad de unos mineros residentes en un pueblo llamado Montsou, mostrando con detalle y afán reinvidicativo el microcosmos de los trabajadores, sus familias y sus justas pretensiones vitales.

Sensacional capacidad descriptiva y magistral creación de situaciones y catálogo de personajes, dotados de complejidad y matices que evitan el mero estereotipo y el retrato maniqueo. Un inmortal trabajo de un enorme novelista.


Leamos un fragmento del libro en su versión original:

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.

Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues.

Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.

L’homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d’un coude, tantôt de l’autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d’est faisaient saigner.

Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sans travail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour.

Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche, à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D’abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.

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